04 janvier 2008

Je mange pas de la canne à son.

Je passe en coup de vent sur Fessebouc, et qu'y vois-je ? Un groupe superbe:
Un cheval ça ne se mange pas. Non à la consommation de viande de cheval !

Le sujet de la consommation de la viande équine m'intéresse, toutefois, j'aurais aimé en débattre sans pour autant rejoindre un groupe qui fait l'amalgame avec cette vieille fachiste qu'est Brigitte Bardot. (le sujet ne manque pas d'être abordé sur le net)

Oui, les chevaux ont le droit de vivre.
Mais cela ne dépend t-il pas de ce que vous désirez signifier par "vivre" ?

Vivre n'est-ce qu'exister au sens d'être sur la terre ? Un cheval ou surtout un poney/demi-poney qui ne sert qu'à se faire monter dessus par une cinquantaine de banbins par jours qui lui tirent le crin lui lattent les flancs et lui cravachent le train est il plus heureux qu'un cheval qui euh... est mort et donc qui s'en fout (relativement) dans des souffrances (idéalement) moindres ?

N'êtes vous pas plus conscient(e) de la cruauté du geste que le cheval lui même ?

À ce titre, je vous avoue que je serais bien plus enclin à me battre pour diminuer les cotas de chasse des animaux libres et qui ne sont tués que pour satisfaire la soif de sang ou d'amusement au mépris de la vie sauvage de certains chasseurs. Car les biches et les cerfs, les sangliers et les canards et oies sauvages qui sont tués tous les ans sont eux en libertés dans la nature.

Alors cet attachement que vous portez aux chevaux ne serait il pas le même attachement que vous témoignez aux animaux domestiques et qui rend le canard et la poule plus «tuables» que le chat le chien (en chine) ou le cheval en Europe ?

Certes, certains chevaux de course sont abattus car ils sont blessés et leur viande est revendue, mais n'est-ce pas là une preuve du peu de considération qu'on a pour ces magnifiques animaux? Mortes ou vivantes elles ne sont que des bêtes, considérées comme des bêtes montées comme des bêtes finissant comme des bêtes. Mais n'est-ce pas un abus rhétorique que de condamner la consommation de viande équine au seul prétexte qu'une part importante de la production provient de chevaux qui ont été montés.
Que dire des poussins qu'on bazarde à tout va, des poules qu'on entasse et des dindes qu'on massacre. Ils ont une vie, mais comme un objet personne ne s'est jamais attaché à eux, pour la simple et bonne raison qu'ils n'ont jamais vu la lumière du jour.

Oui, le fait qu'on tue plein d'animaux ne justifie pas qu'on doive forcément tous les traiter ainsi, j'aimerai juste que l'on considère les animaux dans leur ensemble plutôt que d'instaurer un racisme doux qui consiste à considérer que ceux qu'on aime faut les sauver et les autres non (si vous ne le voyez pas un sarkozisme doux s'est glissé dans cette phrase, retrouvez le... je fais même des articles didactiques !)

Ainsi, j'invite tous les gens de ce groupe à débattre ici, dans le calme parce que je sais que quand on aime on s'énerve vite ;)

Posté par OssK à 20:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur Je mange pas de la canne à son.

    Non, je ne me sens pas visée :)

    C'est simplement que je ne me vois pas m'attabler après une journée d'équitation devant un steak de cheval.

    En revanche je ne milite pas du tout contre l'hippophagie, ça n'aurait pas de sens sachant que je ne suis pas végétarienne et que les conditions de transports et de mort sont les mêmes pour tous les animaux, et je n'engage personne à faire comme moi, d'ailleurs mes parents en mangent (chez les invités qui en font, ce que je trouve indélicat dans la mesure où ils savent parfaitement que je suis cavalière, mais pas non plus révoltant, juste indélicat)

    Ce groupe s'appelle "je ne mange pas de viande de cheval" et pas "non à l'hippophagie", si je ne m'abuse...

    Alors bien sur, tous les fanatiques de la lutte contre l'hippophagie (mais pas contre la viande animale tout court, trop facile sinon) vont te dire "ouaiiiis mais il y a des risques de maladiiiies blablablabla...", ce qui est certainement vrai, mais valable pour toutes les autres viandes je pense.

    Ceci dit, je dois dire que l'hippophagie a du bien, si tu te documentes un peu tu verras que c'est elle qui a permis la survie de plusieurs races de chevaux de traits, élevés pour cela.
    En parlant des chevaux qui finissent dans nos assiettes, ce sont d'ailleurs pour la plupart des chevaux de traits. Les chevaux gris, potentiellement mélanomeux, vont dans les boîtes pour animaux. J'ai aussi entendu dire que les équidés ayant déjà pris du vétranquil (un tranquilisant comme son nom l'indique, auquel j'aimerais bien droguer cette idiote de jument à laquelle je suis tant attachée, mais c'est du dopage ça) ne peuvent non plus être consommés humainement, mais je n'ai pas de certitude là dessus. En gros ce qui finit dans nos assiettes, c'est en général du jeune cheval de trait élevé tout pour, ou du trotteur réformé.

    Petit passage sur les courses, où je ne suis pas certaine de tout mais bon, c'est ce que j'ai entendu dire: dans les courses (et aussi dans le sportif, mais à de moindres proportions) on minimise les frais vétérinaires, un cheval de course coûte relativement peu à produire, si il ne rapporte pas, il est rapidement réformé. Beaucoup finissent dans des centres equestres, j'ai entendu dire que si on va sur les hippodromes on peut meme avoir de bonnes affaires, en tout cas je connais des gens qui ont d'excellents chevaux réformés (mais ça releve aussi du travail fait dessus, bref, osef, juste qu'l y en a quand meme un paquet qui se réforment). Un cheval de sport réformé, comme on a fait un peu plus attention à sa production et à ses origines, ça se revend globalement facilement. Mais évidemment il reste des chevaux dont personne ne veut, boucherie. Les courses c'est du business de toute façon, alors oui c'est triste, mais c'est pas non plus la fin du monde. De toute façon vu la production, de trotteurs principalement, qu'il y a il y en aura forcément qui ne trouveront preneur, et je préfère ça aux gens qui abattent les chevaux de balles dans la tete (en amérique du sud je crois, enfin j'avais vu des photos, donc c'est douteux comme info, mais ils sont cons ces bréziliens, la boucherie tu gagnes un peu d'argent, le coup de fusil, tu perds le prix d'une balle. Bon ok ça prend moins de temps). Ils ont une gloire posthume en quelque sorte, enfin une gloire, non, une utilité.

    Et puis un cheval normal quand ça crève ça se fait incinérer c'est pas la joie non plus hein, je propose une révolte pour qu'il y ait enfin des cimetières équins !

    Bon la flemme de relire, j'espère que j'ai pas inscrit trop de bétises.

    Posté par Gonflante, 04 janvier 2008 à 22:06 | | Répondre
  • Ah effectivement

    Si le groupe se nomme effectivement
    "Comme Brigitte Bardot, je ne mange pas de CHEVAL" jusque là, rien d'incorrect, tu en conviendras, bon sauf le Brigitte Bardot qui n'a rien à faire ici.
    la description est effectivement beaucoup plus engagée contre l'hippophagie.

    Bref.

    Posté par Gonflante II, 04 janvier 2008 à 22:15 | | Répondre
  • Ah dernier truc

    Moi j'aime bien ton blog comme ça, il y a du orange (même si ça n'est pas mon orange préféré !)

    Posté par Gonflante III, 04 janvier 2008 à 22:16 | | Répondre
  • Spécisme

    Ce midi je me suis fait cuire une bavette (c'est pas du cheval, je sais). C'était la première bavette que je revoyais cru après mon stage en chirurgie où j'ai assisté à la pause d'une prothèse de hanche.
    Je voyais la bavette frire dans la poële, et je me dis un instant que si ça avait été de l'humain j'aurais probablement pas vu la différence...
    (Ceci est une introduction).

    Ma première réaction fasse "à la dénonciation du spécisme" est toujours "qu'on fasse déjà vivre les hommes dignements, et après on s'occupera de faire crever les bêtes qu'on bouffe dignement."
    Oui je résume ce débat au spécisme, non je ne vais aucun intérêt de distinguer les chevaux des autres bestioles, oui je loupe peut-être le débat en disant ça mais le cheval c'est bon, et d'ailleurs et j'ai salivé pendant tout l'article (non ok, là j'exagère).

    Plus posément je serais d'accord avec..."OssK". Je distinguerai d'une part les bestioles en liberté, à qui on pourrai foutre la paix et laisser vivre tranquillement dans des parcs régionaux (voire nationaux, voire européen, mais c'est une autre histoire) et d'autre part les bestioles qu'on "utilise". Qui existe parce que NOUS, humains, nous l'avons voulu. Ces chiots et ces matoux, les chevaux et ses porcs, ses boeufs et ces vaches. Bref, toutes ces bestioles que NOUS avons fait naître parce que NOUS en avions besoin.
    Le Deal est alors : je te fais naître, tu me donnes ce que je veux (câlin pour le chat, bâton pour le chien, émotion pour le cheval, viande pour le porc et lait pour la vache). Ok, je peux te respecter et en ça on pourrrrrrrrrrrrrrrrrrrrait faire mieux (même si il me semble plus urgent de respecter nos vieux), mais en attendant, je bouffe du cheval (cru d'ailleurs, en tartare, je précise pour les âmes sensibles) et c'est bon...

    Là dessus kassos...
    Et bonne salade...

    Posté par Morhula, 05 janvier 2008 à 14:02 | | Répondre
  • Ahh, M.
    n'y aurait-il pas aussi des êtres humains dont on exige

    un calin !
    le baton maintenant !
    bon maitenant la VIANDE !
    et du lait s'il te plait

    des émotions ? c'est trop demander ^

    Posté par norkhat, 07 janvier 2008 à 03:01 | | Répondre
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